mercredi, octobre 04, 2006

sujet libre prise 2

Bien que le programme de la semaine passée comportait des notions peu connectées entre elles (notion de cyberquête, description et activité de recherche sur les différentes composantes d'un ordinateur, utilisation du logiciel paint et compression/décompression des fichiers), le cours a quand même comme à l'habitude contribué au développement de mes connaissances assez primaires sur ces sujets et manoeuvres.

J'ajouterais qu'à mesure que le trimestre avance, un fondement qu'on préconise dans notre formation en éducation qui se définirait à peu près comme suit: "transmettre des choses qui font du SENS pour l'élève" se manifeste dans mon propre apprentissage dans ce cours et je fais du coup un clin d'oeil à mon dernier billet dans lequel je mentionne le fait qu'il est intéressant d'apprendre à enseigner dans la perspective ou nous sommes apprenants.

Juste une parenthèse: dans mon premier stage d'observation en classe d'accueil au secondaire, j'ai assisté à quelques cours d'informatique ou l'enseignant (mon maître-associé) tenait ses élèves à utiliser le logiciel Powerpoint pour modéliser des règles de grammaire vues en classe. Alors que tous ces petits esprits s'agitaient pour construire la plus belle présentation (et du coup, la motivation était chose accomplie!), l'enseignant nous souffle à l'oreille à ma collègue et moi qu'il ne connaissait absolument rien aux ordinateurs et qu'il appréciait la dynamique créée dans ce cours par cette activité du fait que les élèves se sentaient "directement concernés" par une étape dans leur apprentissage et que fusaient les phrases du type "Monsieur! monsieur! je vais vous montrer comment on fait moi..." Fin de la parenthèse et tentative de faire la boucle avec le cours présent: il m'apparaît seulement que malgré le fait que nous ne ne sommes pas au même niveau dans l'exploitation des ressources numériques et que l'intérêt n'est pas le même pour tous, on ne peut nier que les notions présentées ne sont pas inutiles à la profession enseignante. Comme pour les élèves à qui on enseigne, il s'agira, un jour ou l'autre, de mobiliser ces acquisitions à toutes fins: nous l'avons notamment vu avec l'aide dans la gestion des dossiers académiques que peut nous procurer Excel (et bien plus...c.f. mon dernier billet), un champ de ressources plus élargi en utilisant correctement les moteurs de recherche (et personnellement, j'avais bien apprécié la -brève mais importante- analyse de la façon de taper les mots-clés) et je pourrais continuer encore, notamment en introduisant mes réflexions surgies lors des activités que nous avons faits sur les fonctions des TIC par Lasswell mais la direction de ce billet n'est pas nécessairement celui du bilan. Il s'agissait seulement pour moi d'affirmer que j'exerce une rétrospective positive face à mes récents apprentissages dans la perspective ou je serai nantie pour exploiter ces connaissances dans mon activité enseignante, particulièrement en FLS/FLE. Et j'espère que cette ouverture se perpétuera dans les prochaines semaines.


En tant que bonne médiatrice en devenir clin d'oeil: récemment élue dans l'éxécutif de l'AGÉÉÉ (déléguée à la vie scolaire)!, merci à tous ceux qui sont venus me supporter!! pour les autres, vous avez avez loupé la pizza gratuite), et aussi un peu à la suite du commentaire de M. Viens sur mon billet introduisant Freire, je vais maintenant me faire l'avocat du diable. J'ai toujours eu une façon particulière de "recevoir" les cours à l'université: j'ai parfois de la difficulté à "ingurgiter" tous les concepts dits-caractéristiques à l'éducation que je trouve parfois trop eurocentriques et ultrapiagétiens...je trouve ça dommage surtout dans une formation dans laquelle il nous est surtout demandé de maintenir une ouverture sur les faits ethnologiques qui caractérisent notre environnement professionnel (je parle surtout de la clientèle des classes d'accueil et des chocs culturels qui y sévissent) et pourtant, je ne peux nier l'universalisme auquel nous sommes constamment et -de façon malheureuse, pour ma part- exposés (écoutez surtout les commentaires qui jaillissent des opinions spontanées en séminaire de classe, par exemple lors des plénières dans le cours de gestion). Ainsi, ce cours d'intégration des technologies n'échappe pas à mon "inspection". Belle (?) humaniste, mon intérêt dans le sciences de l'éducation se situe dans les fonctions sociales que l'instruction apporte. Tel que mentionné dans l'autre billet, il est d'une constatation flagrante que les technologies règnent dans l'évolution des sociétés et des marchés. À l'heure ou nous sommes à cheval entre les pédagogies "traditionnelle" (béhavioristes et leurs acolytes jansénistes) et "moderne" (Dewey, Freinet, Montessori, etc.), je crois qu'il est normal d'éprouver autant d'intérêt dans le développement de ses connaissances dans les TIC et de réticence dans l'introduction de ceux-ci dans notre pédagogie en terme d'éducation et d'intégration à la citoyenneté. À ce propos, le pédagogue David Wiley fait part de ses réflexions dans son blog après avoir assisté à un colloque sur la recherche en éducation (qui se déroulait à Montréal!) et ou était présenté un exposé sur les travaux de Freire en lien avec...les visions de la société dégagées par le personnage principal de The Matrix:
http://opencontent.org/blog/archives/155#comments

Cela consistait entre autres à la critique de l'oppression d'une société virtuelle due à l'évolution des technologies et son impact dans l'éducation des jeunes. Dans l'optique de ma propre réflexion, je m'appuie un peu sur les propos de ce monsieur pour me (et vous) questionner sur l'apport de ces composantes sociales dans l'instruction :"Where is the enculturation into a community of meaningful practice?" Et j'ajouterais à cela: doit-on réellement trouver un sens aux TIC dans la présence qu'on leur accorde? Quelle serait la pertinence d'une éventuelle signification dans la mesure ou tout le monde ou à peu près se dit "la technologie, autant que ça contribue à l'avancement et que ça me facilite la vie et autant que j'essaie de m'en désister", et finalement, comment se faufile-t-elle dans la notion de "culture" en tenant compte du fait qu'elle apporte du "sens" à nos vies professionnelles, académiques, personnelles, etc. pcq bien sur n'oublions pas que l'acculturation est en quelques sorte un autre fondement qui se doit de figurer dans notre enseignement...ingurgitation? boulimie je dirais...

1 Comments:

At 11:39 p.m., Blogger Angélique Soleil Lavoie said...

Je ne sais pas quoi répondre à cette intervention, tant que je m'en trouve épatée.
Je crois que les cours de philosophie de l'éducation nous ont été grandement profitable. Ne serait-ce que pour lire Dewey ou Freire.
Et encore, je ne comprends pas que ces derniers n'ont pas été inclus ailleurs dans le curriculum.

 

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